Français du monde – ADFE dénonce un désengagement progressif de l’État à l’égard des Français établis hors de France. Dans un communiqué, l’association alerte sur les conséquences juridiques, sociales et budgétaires de cette évolution, notamment pour la protection sociale assurée par la Caisse des Français de l’Étranger (CFE), et appelle les pouvoirs publics à garantir un financement pérenne conforme au principe d’égalité entre les citoyens.
Communiqué de Français du monde – ADFE
Désengagement de l’État : vers un affaiblissement du lien entre la France et ses citoyens à l’étranger
Français du monde – ADFE alerte de nouveau sur un mouvement de fond préoccupant : le désengagement progressif de l’État vis-à-vis des Français établis hors de France. Ce désengagement ne concerne plus un seul secteur, mais touche désormais l’ensemble des piliers qui structurent la présence française à l’étranger : protection sociale, enseignement, action sociale et vie associative.
La situation de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) en est une illustration emblématique. Les augmentations successives de cotisation, que Français du monde – ADFE déplore, ne résultent ni d’une dérive des remboursements ni d’une mauvaise gestion, mais du choix politique de laisser la CFE assumer seule et sans contrepartie les missions de service public essentielles qui lui sont confiées par l’État lui-même : solidarité, absence de sélection médicale, continuité des droits, alors que la contribution publique demeure symbolique, très en deçà des besoins réels.
À défaut d’un réengagement clair et durable de l’État à la hauteur des besoins, la CFE est placée devant une alternative dangereuse : être contrainte à des augmentations de tarif au-delà du supportable, ou bien voir s’éroder progressivement un dispositif unique de protection sociale pour les Français de l’étranger, jusqu’à sa disparition.
Cette situation est d’autant plus incompréhensible que les Français de l’étranger contribuent pleinement au budget général de l’État (par exemple via la CSG) et participent activement au rayonnement économique, culturel, éducatif et diplomatique de la France à travers le monde. Ils ne sont ni en marge de la République, ni extérieurs à l’effort national.
Français du monde – ADFE refuse cette logique de désengagement silencieux. La protection sociale des Français de l’étranger n’est pas un luxe, ni une variable d’ajustement budgétaire. Elle relève d’un choix politique fondamental : celui de l’égalité des droits entre les citoyens.
Nous appelons solennellement le gouvernement et le Parlement à assumer leurs responsabilités et à garantir un financement pérenne de la CFE, à la hauteur de ses missions de service public. Ne rien faire aujourd’hui, c’est organiser demain la destruction d’un outil solidaire indispensable.
Mémo consacré à la situation de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE)
Un mémo consacré à la situation de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) a été élaboré par la liste « Pour une protection sociale solidaire des Français du Monde ». Ce document d’analyse, rédigé par ses administrateurs, vise à éclairer les enjeux financiers, juridiques et sociaux auxquels l’institution est aujourd’hui confrontée.



