Accueil 5 Agenda 5 2026, année électorale : comprendre le rôle stratégique des conseillers des Français de l’étranger
Alors qu’en France, les citoyennes et citoyens seront appelés à élire leurs maires et conseillers municipaux en mars 2026, les Françaises et Français établis hors de France participeront, eux, à un autre scrutin fondamental de la vie démocratique : l’élection des conseillers des Français de l’étranger, prévue a priori en mai 2026.

Moins connue que les élections municipales, cette consultation constitue pourtant le socle de la représentation politique locale des Français de l’étranger, organisée selon un cadre juridique spécifique et inscrite dans les institutions de la République.

Un cadre juridique défini par la loi

La fonction de conseiller des Français de l’étranger trouve son fondement dans la loi n° 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France, adoptée afin de moderniser et de renforcer la démocratie représentative hors du territoire national.

Cette loi a institué une nouvelle architecture représentative reposant sur :

Les modalités électorales sont précisées par le décret n° 2014-290 du 4 mars 2014, qui encadre l’organisation des scrutins, les conditions de candidature, les règles de campagne et les opérations de vote.

Qui sont les conseillers des Français de l’étranger ?

Les conseillers des Français de l’étranger sont des élus de proximité, représentants des Français dans chacune des circonscriptions établies à l’étranger. Ils sont élus pour un mandat de six ans, au suffrage universel direct par les Français de l’étranger de leur circonscription consulaire. 

Ils exercent leurs fonctions au sein des conseils consulaires. Ces conseils sont compétents pour émettre des avis consultatifs dans des domaines essentiels de la vie quotidienne des Français de l’étranger.

Un rôle consultatif et représentatif

Les missions des conseillers des Français de l’étranger sont définies par la loi et s’articulent autour de plusieurs axes :

    • Représenter les Français de leur circonscription auprès de l’administration consulaire et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ;
    • Participer aux conseils consulaires portant notamment sur :
      • les bourses scolaires ;
      • l’action sociale ;
      • l’emploi et la formation professionnelle ;
      • les questions de sécurité et de protection des personnes ;
    • Contribuer à l’élaboration des politiques publiques relatives aux Français établis hors de France par leurs avis et recommandations.

À ce titre, les conseillers des Français de l’étranger constituent l’équivalent fonctionnel, hors du territoire national, des élus municipaux en France, bien que leurs compétences soient strictement consultatives.

Un maillon central du système représentatif national

Au-delà de leur rôle local, les conseillers des Français de l’étranger occupent une place structurante dans le dispositif institutionnel :

    • ils participent à l’élection des membres de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), composée de 90 conseillers élus indirectement ;
    • ils font partie du collège électoral sénatorial chargé d’élire les sénateurs représentant les Français établis hors de France.

Ainsi, par leur vote, les conseillers influent directement sur la représentation parlementaire des Français de l’étranger.

L’échéance électorale de mai 2026

Le renouvellement général des conseillers des Français de l’étranger interviendra, a priori, en mai 2026, dans le respect du calendrier électoral fixé par les autorités compétentes. La date précise du scrutin sera arrêtée par décret et communiquée officiellement aux électeurs.

Pour participer à ce scrutin, les électeurs doivent impérativement être inscrits sur une liste électorale consulaire, condition préalable à l’exercice du droit de vote à l’étranger. Le vote pourra être exercé :

    • à l’urne, dans les bureaux de vote consulaires ;
    • ou par voie électronique, selon les modalités fixées par l’administration.

Un enjeu démocratique spécifique aux Français de l’étranger

À l’instar des élections municipales en France, les élections consulaires de 2026 constituent un temps fort de la démocratie locale, adapté aux réalités de la mobilité internationale. Elles permettent aux Français de l’étranger de désigner des représentants chargés de relayer leurs préoccupations et de participer à la gouvernance des politiques publiques qui les concernent directement.

Dans un contexte marqué par la croissance continue du nombre de Français établis hors de France, la mobilisation électorale de mai 2026 apparaît comme un enjeu central pour la légitimité et l’efficacité de leur représentation démocratique.

 à lire aussi