En janvier dernier, Tunis a accueilli la quatrième édition du « Printemps de la 9e », événement désormais phare de l’association Français du monde – ADFE dans la 9e circonscription des Français de l’étranger. Si le calendrier associatif a cette année avancé le « Printemps » en plein hiver, l’essentiel demeure : conseillers des Français de l’étranger, parlementaires et responsables de sections de Français du monde – ADFE d’Afrique du Nord et de l’Ouest se sont réunis pour trois jours d’ateliers et d’échanges consacrés aux préoccupations de nos compatriotes de cette zone géographique, à quelques mois des élections consulaires de mai 2026.
Durant trois jours, les participants ont abordé les préoccupations concrètes qui rythment le quotidien de nos compatriotes établis en Afrique du Nord et de l’Ouest. Les ateliers ont permis d’échanger sur des sujets aussi divers que structurants : l’augmentation des frais de scolarité consécutive aux récentes mesures de l’AEFE, le durcissement des conditions d’attribution des bourses scolaires, ou encore les difficultés administratives auxquelles se heurtent les bacheliers souhaitant poursuivre leurs études supérieures en France via Parcoursup.
La question de l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger a naturellement occupé une place centrale dans les débats, de même que les enjeux de la francophonie face au recul observable de notre langue dans certains pays de résidence. Les préoccupations relatives à la Caisse des Français de l’étranger (CFE) et à la situation des personnes âgées et des retraités ont également fait l’objet d’échanges nourris, témoignant de la diversité des défis auxquels notre communauté doit faire face.
Des échanges d’expériences et de réflexions
Comme l’a souligné dans une publication Facebook Martine Vautrin Djedidi, conseillère des Français de l’étranger en Tunisie, il s’agissait d’« un long week-end studieux […] entre échange d’expériences et état des lieux, chaleur humaine, amitié et convivialité ». Les sections locales ont ainsi pu partager leurs pratiques respectives et envisager collectivement les réponses à apporter aux attentes de nos compatriotes.
La création de nouvelles sections locales a par ailleurs été évoquée, signe d’un dynamisme associatif qui ne se dément pas. L’échéance des élections consulaires de mai prochain, prévues les 30 et 31 mai à l’urne ou du 22 au 27 mai par voie électronique, a naturellement été abordée dans le cadre de ces réflexions sur le renouvellement de la représentation consulaire.
Une représentation parlementaire présente
La qualité des travaux a bénéficié de la participation active d’élus nationaux. Le sénateur Yan Chantrel a ainsi salué « de précieux échanges et ateliers sur les sujets de préoccupations de nos compatriotes notamment sur les questions éducatives, de santé, de retraite ». Le député de la circonscription Karim Ben Cheikh, les sénatrices et sénateurs Mélanie Vogel et Yan Chantrel, ainsi que l’ancien sénateur Jean-Yves Leconte ont apporté leur éclairage aux réflexions menées. La présence de François Boucher, président national de Français du monde – ADFE, a permis quant à elle d’articuler les préoccupations locales avec la stratégie nationale de l’association.
Un accueil tunisien salué par tous
Les adhérents venues, entre autres, d’Algérie, du Sénégal, du Maroc, de Côte d’Ivoire, ont unanimement salué la qualité de l’organisation assurée par la section tunisienne de Français du monde – ADFE. La délégation sénégalaise, conduite par Radwane Saheli, président de la section de Dakar, et Anne-Marie Liccioni, présidente de la section Petite-Côte, a ainsi adressé ses « sincères remerciements à la section sœur de Tunisie pour son accueil chaleureux et la qualité de l’organisation de cet événement ».
Ces rencontres, désormais inscrites dans la tradition de Français du monde – ADFE, témoignent de la vitalité démocratique qui anime la communauté française de l’étranger. Elles rappellent également que la défense des droits de nos compatriotes exige une mobilisation continue, nourrie par le dialogue, l’échange d’expériences et l’engagement citoyen.


