Accueil 5 Côte d'Ivoire 5 Retour sur… le 2e Conseil consulaire des bourses scolaires 2025-2026

4 novembre 2025

Le 2e Conseil consulaire des bourses scolaires s’est réuni le 4 novembre dernier pour examiner les dossiers de Bourses des nouveaux arrivants et les demandes de révisions de quotités pour la campagne 2025-2026.

215 dossiers ont été examinés au bénéfice de 380 enfants. Elus et représentants de Français du monde – ADFE – CI sont intervenus en faveur du réajustement à la hausse des quotités de quelques familles en difficulté.

Pour le Lycée Jean Mermoz, la question des bourses de transport collectif a été longuement évoquée suite au désengagement du prestataire assurant le transport en bus des élèves. Le Consulat a informé les membres du Conseil consulaire de la décision de l’AEFE d’accorder des bourses de transport individuel aux familles concernée pour un montant équivalent à celui du transport collectif. Une décision saluée par le Conseil consulaire et Français du monde.

Un réseau d’enseignement français à l’agonie

Depuis plusieurs années, Français du monde – ADFE – CI déplore la baisse continue des moyens attribués à l’aide à la scolarité (diminution de 4% de l’enveloppe globale pour 2026). L’enveloppe attribuée aux établissements français homologués de Côte d’Ivoire plafonne aujourd’hui autour de 3 millions d’euros quand les frais de scolarité et le coût de la vie augmentent de façon constante.

Quant à l’Agence pour l’enseignement à l’étranger, opérateur public du réseau des établissements français et gestionnaire des bourses scolaires, elle voit sa dotation de l’Etat dégringoler de 78 millions d’euros en 3 ans. Pour compenser ce désengagement, l’AEFE a décidé unilatéralement le transfert vers les établissements des charges des personnels détachés (parts patronales des pensions civiles). Conséquences : des frais d’écolages de plus en plus importants sans compensation par les bourses scolaires, une recrudescence de déscolarisations d’enfants français et le risque d’une fin programmée d’un réseau AEFE à bout de souffle en déficit structurel depuis bientôt 20 ans.

 

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