Depuis plusieurs années, une dégradation progressive des conditions de fonctionnement de l’enseignement français à l’étranger est constatée : frais de scolarité en hausse continue, suppressions de postes, ponctions sur les réserves des établissements. Les symptômes d’une crise profonde se multiplient.
Dans le cas de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), cette crise trouve son origine dans deux mécanismes budgétaires distincts mais cumulatifs. D’une part, depuis 2009, l’État a transféré à l’AEFE le financement de la part patronale des pensions civiles des personnels détachés avec une compensation fixée à 120 millions d’euros. Seize ans plus tard, le coût réel de cette charge s’élève à 186 millions d’euros, laissant un déficit non compensé de 66 millions d’euros qui s’accroît chaque année. D’autre part, les réductions budgétaires successives imposées à l’Agence ont représenté 78 millions d’euros sur les trois dernières années.
Face à cette situation qui compromet un pilier essentiel du rayonnement de la France dans le monde, Français du monde – ADFE lance un appel à la mobilisation unitaire de tous les acteurs concernés et publie le communiqué suivant.



